Le monde de la musique ivoirienne est frappé par une nouvelle tragique. Le rappeur ivoirien Abomé L’Éléphant, de son vrai nom Anassin Boris Médard, est décédé ce lundi 18 mai 2026 à Abidjan. Selon plusieurs sources proches de l’artiste, il aurait succombé à un malaise cardiaque alors qu’il se trouvait au CHU de Treichville.
Depuis l’annonce de sa disparition, l’émotion est vive parmi ses proches, ses fans et les acteurs du milieu culturel ivoirien. Au sein de l’établissement hospitalier, la tristesse était perceptible dès les premières heures de la matinée. Son épouse, des membres de sa famille ainsi que plusieurs connaissances s’y étaient réunis pour accomplir les premières démarches administratives après le drame.
Ces dernières années, l’artiste avait pourtant évoqué publiquement certains problèmes de santé. Le 20 avril dernier, dans une publication relayée sur les réseaux sociaux, il expliquait souffrir depuis son enfance de troubles de la vision liés à une maladie appelée « Limbo-Conjonctivite Endémique des Tropiques ». Il décrivait notamment des rougeurs persistantes des yeux, des larmoiements et une hyperpigmentation de la conjonctive. Malgré ces difficultés, il affirmait suivre régulièrement un traitement afin de limiter l’évolution de la maladie.
Son état de santé avait déjà suscité l’inquiétude de nombreux admirateurs. Plusieurs internautes remarquaient souvent les signes visibles de sa maladie lors de ses apparitions publiques ou dans certaines vidéos diffusées en ligne. Toutefois, Abomé L’Éléphant continuait de poursuivre ses activités artistiques avec détermination.
Au-delà de la musique, le rappeur était également apprécié pour son engagement social. À travers ses prises de parole et ses initiatives, il s’impliquait régulièrement dans des actions de sensibilisation destinées à la jeunesse. Il défendait aussi la promotion de la culture africaine et encourageait les jeunes talents à croire en leurs rêves malgré les difficultés.
Pour plusieurs observateurs du milieu musical, sa disparition laisse un vide important dans le paysage du rap ivoirien. Des artistes, producteurs et fans lui rendent déjà hommage sur les réseaux sociaux, saluant un homme engagé et proche du public.
La disparition soudaine d’Abomé L’Éléphant rappelle également la fragilité de la vie et provoque une profonde émotion dans le monde culturel ivoirien, encore marqué par la perte de plusieurs figures artistiques ivoiriennes ces dernières années notamment Nadiya Sabeh, Eddie etc….






