À Kampala, la cérémonie d’investiture du président Yoweri Museveni s’est déroulée dans une ambiance de grande démonstration de puissance. Après près de quarante ans au pouvoir, le chef de l’État ougandais a officiellement commencé un nouveau mandat lors d’un événement marqué par des parades militaires, des avions de chasse Sukhoi dans le ciel et la présence de plusieurs dirigeants africains.
Comme lors des précédentes cérémonies officielles, les autorités ont voulu afficher la stabilité et la force du régime. Des milliers de soldats ont participé à un défilé soigneusement préparé, sous les regards des invités étrangers et de nombreux partisans du pouvoir. Mais au-delà du cérémonial, un autre visage a particulièrement retenu l’attention : celui du général Muhoozi Kainerugaba.
Chef d’état-major de l’armée et fils du président, Muhoozi Kainerugaba a joué un rôle important dans l’organisation de cette investiture. Sa présence très remarquée continue d’alimenter les discussions autour d’une éventuelle succession familiale à la tête du pays. Depuis plusieurs années, son influence grandit dans les sphères politiques et militaires ougandaises.
Âgé de 81 ans, Yoweri Museveni a été réélu le 15 janvier avec plus de 71 % des voix, selon les chiffres officiels. Son principal opposant, Bobi Wine, a contesté les résultats après être arrivé deuxième avec un peu moins de 25 % des suffrages.
Au pouvoir depuis 1986, Museveni reste l’un des chefs d’État les plus anciens d’Afrique. Cette nouvelle investiture confirme sa domination politique, mais elle relance aussi les débats sur l’avenir de l’Ouganda et sur la manière dont pourrait se préparer l’après-Museveni.





