La France a annoncé qu’elle ne prendra pas part aux opérations de sécurisation du détroit d’Ormuz, malgré les appels des États-Unis. Paris pourrait s’y associer quand les conditions le permettront.
La France ne s’engagera pas dans les opérations de sécurisation ou de libération du détroit d’Ormuz. L’annonce a été faite ce mardi par le président Emmanuel Macron, qui a clairement exclu toute participation française dans le contexte actuel de tensions au Moyen-Orient.
« Nous ne sommes pas partie prenante au conflit. Jamais la France ne prendra part à des opérations d’ouverture ou de libération du détroit d’Ormuz dans le contexte actuel », a-t-il déclaré. Un recul stratégique pour Paris qui assure ne pas vouloir s’engager dans ce conflit qui déchire la région.
Le détroit d’Ormuz est en effet un passage clé du commerce mondial, par lequel transite environ 20 % du pétrole et une part importante du gaz naturel liquéfié. Dans le contexte de guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran, Téhéran a renforcé ses menaces, avertissant qu’aucun navire ne pourra y circuler sans son autorisation.
Cette situation alimente les inquiétudes sur les marchés énergétiques mondiaux, avec un impact direct sur les prix du pétrole qui flambe déjà dans certains pays.
Un soldat français tué dans le conflit !
Pour rappel, la France a déjà perdu un soldat après une attaque sur sa base à Erbil en Irak. Ce qui contraint Macron a joué à l’équilibriste après avoir déployé le porte-avions Charles de Gualle en Méditerranée orientale. Le but est d’assurer une posture défensive, protéger les intérêts français, les ressortissants et les alliés face à l’intensification du conflit au Moyen-Orient.
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